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« Je me permets de vous relancer » est une formule correcte et polie. En prospection, elle obtient pourtant peu de retours, faute de donner une raison de répondre. Mieux vaut apporter une information nouvelle, poser une question précise ou proposer un rendez-vous. Un outil tel que Captely programme ces relances sur email et LinkedIn, dès 35 € HT par mois.
Vous avez écrit à un prospect il y a une semaine, et toujours aucune réponse ? Le réflexe est de relancer avec cette formule, parce qu'elle semble polie et sans risque.
Ce guide explique par quoi remplacer « je me permets de vous relancer », avec des exemples de relances à adapter à votre métier. Il prolonge notre méthode pour combiner email et LinkedIn en prospection, et se concentre sur les messages qui suivent le premier. Au programme :
Oui, la formule est correcte, à condition d'écrire « permets » avec un s et « relancer » à l'infinitif. Elle appartient au registre poli des emails professionnels, où l'on prend des précautions avant de demander quelque chose.
Le verbe permettre se conjugue sur le modèle de mettre, rappelle le Projet Voltaire. On écrit donc « je me permets » avec un s, comme « je mets », et le pronom « me » n'y change rien.
La forme sans s ne s'emploie qu'avec il, elle ou on, comme dans « il se permet ». Le second verbe, lui, reste à l'infinitif, car « vous » est ici un complément, et non le sujet de la phrase.
On écrit ainsi « de vous relancer », jamais « de vous relancez », comme on écrit « de vous contacter ». Pour vérifier, remplacez le verbe par écrire : vous diriez « de vous écrire », pas « de vous écrivez ».
Se permettre de faire quelque chose, c'est en prendre la liberté, en s'excusant un peu de la prendre. La formule annonce donc une démarche polie, presque une demande d'autorisation avant d'écrire.
Ses variantes se construisent de la même façon. « Je me permets de vous contacter » ouvre un premier message. « De vous recontacter » sert après un échange plus ancien, et « je me permets de revenir vers vous » reprend un sujet resté en suspens.
Parce qu'elle rappelle au prospect qu'il n'a pas répondu, sans rien lui apporter de nouveau. Dans une prospection, ce rappel ne suffit pas, car le prospect ne vous a rien demandé.
La formule occupe aussi les premiers mots du message, ceux que le prospect voit avant tout le reste. Dans la plupart des messageries, ils s'affichent à côté de l'objet avant même l'ouverture, et ici, ils parlent de vous, pas de lui.
Elle se lit aussi comme un reproche, à la manière d'un « Avez-vous vu mon message ? ». Le prospect se sent mis en faute, et cela ne lui donne pas envie de répondre.
Surtout, elle ne change rien à la demande. Si le premier message n'a pas convaincu, la même demande, précédée d'une formule de politesse, ne convaincra pas davantage.
Sur LinkedIn, le décalage est encore plus visible. Un message s'y lit comme une conversation, et une formule de courrier officiel y paraît déplacée.
Remplacez-la par la raison de votre message, dite dès la première phrase. Cette raison peut être une information nouvelle ou une question qui se répond par oui ou par non. Elle peut aussi proposer une prochaine étape, ou permettre au prospect de dire non simplement.
Chaque intention a sa tournure. Celle à éviter parle de votre démarche, celle à écrire parle du prospect.
| Ce que vous voulez dire | Tournure à éviter | Tournure à écrire |
|---|---|---|
| Rappeler votre premier message | « Avez-vous vu mon précédent message ? » | « Un détail manquait à mon message de la semaine dernière : [précision]. » |
| Apporter quelque chose | « Je me permets de revenir vers vous. » | « [Ressource] répond à [une question fréquente à votre poste]. Je vous l'envoie ? » |
| Obtenir une réponse rapide | « N'hésitez pas à revenir vers moi. » | « [Problème] est-il un sujet chez vous ce trimestre, oui ou non ? » |
| Proposer une étape | « Dans l'attente de votre retour. » | « Un appel de 15 minutes jeudi ou vendredi vous conviendrait-il ? » |
| Laisser le prospect dire non | « Sans nouvelles de votre part, je me permets de vous relancer. » | « Si le sujet n'est pas prioritaire, dites-le-moi, et je n'insisterai pas. » |
Oui, dans un échange déjà commencé, si la même phrase donne la raison du message. « Je me permets de vous relancer, comme convenu, après votre comité de direction » reste clair, parce que le prospect attendait ce message.
En prospection à froid, mieux vaut la retirer.
Après un premier email sans réponse, envoyez au plus trois relances, chacune avec un rôle différent. La première apporte une précision, la deuxième une ressource utile, et la dernière annonce la fin des messages.
Les exemples qui suivent servent tous les métiers : remplacez les crochets par votre sujet. Le premier email, lui, obéit à d'autres règles, détaillées dans nos exemples de mail de prospection.
Répondez dans le fil du premier email, sans changer l'objet, pour que le prospect voie le contexte sans le chercher. Ajoutez un détail qui manquait, puis une question à laquelle il répond en un mot.
« Bonjour [Prénom], un point que mon premier message ne précisait pas : [ce que vous faites, en une phrase, pour des entreprises comme la sienne]. [Le problème que vous résolvez] fait-il partie de vos priorités ce trimestre ? »
Elle ne demande rien et offre quelque chose d'utile, que le prospect achète ou non. Un guide, une étude de son secteur ou une observation sur son marché montrent que vous connaissez son sujet.
« Bonjour [Prénom], [nom de la ressource] répond à une question que se posent souvent les [fonction du prospect] : [la question]. Le lien est ici, la lecture prend cinq minutes. »
Elle dit clairement que c'est le dernier message, et demande si quelqu'un d'autre suit le sujet.
« Bonjour [Prénom], c'est mon dernier message sur [sujet]. Si quelqu'un d'autre s'en occupe chez [entreprise], pouvez-vous me dire qui ? Sinon, aucun problème, je ne vous écrirai plus à ce propos. »
Sur LinkedIn, relancez en deux ou trois phrases, comme dans une conversation, en partant d'un fait récent chez le prospect. Pas de formule de politesse ni de signature, car votre nom et votre poste figurent déjà sur votre profil.
Un message de relance tient en 500 caractères au plus, et vise une seule réponse simple. Pour les premiers messages, voyez les modèles de messages LinkedIn de prospection.
Reposez votre question en une ligne, plus simple que dans le premier message.
« [Prénom], plus simple que mon premier message : [le problème que vous résolvez] vous fait-il perdre du temps aujourd'hui ? Un oui ou un non me suffit. »
Une publication récente donne une raison naturelle de reprendre l'échange, à condition de la relier à votre sujet.
« Votre publication sur [sujet], [Prénom], rejoint ce que je vous écrivais : [une idée concrète en une phrase]. Est-ce un point que vous travaillez en ce moment ? »
Une prise de poste ouvre souvent de nouveaux dossiers, ce qui donne un moment utile pour reparler de votre sujet.
« Félicitations pour votre arrivée chez [entreprise], [Prénom]. Si [le problème que vous résolvez] fait partie de vos premiers dossiers, je peux vous envoyer [ressource] pour gagner du temps. »
Il ferme la conversation sans reproche, et laisse au prospect la possibilité de revenir vers vous plus tard.
« [Prénom], je ne vous relancerai plus sur ce sujet. S'il redevient une priorité, il vous suffit de répondre à ce message. »
Laissez environ 4 à 6 jours entre deux emails, et alternez email et LinkedIn pour rester présent sans insister.
Un rythme plus serré passe pour de la pression et fait grimper les désinscriptions. Un prospect agacé peut aussi classer votre message en spam, ce qui pèse sur la délivrabilité email de tous vos envois.
Voici un exemple de calendrier sur dix jours, qui place un message LinkedIn entre deux emails. Adaptez-le à votre cycle de vente et à vos canaux de prospection.
| Moment | Message | Canal |
|---|---|---|
| Jour 0 | Premier message | |
| Jour 5 | Précision et question fermée, dans le même fil | |
| Jour 7 | Court message avec la ressource, ou invitation si vous n'êtes pas encore en relation | |
| Jour 10 | Dernier message, annoncé comme tel |
Relancez en semaine, aux heures de bureau, jamais le week-end ni un jour férié.
Comptez deux messages après une invitation accompagnée d'une note, c'est-à-dire d'un court texte, ou trois après une invitation sans note. Au-delà de quatre messages, votre séquence risque de passer pour du spam.
Pour bâtir l'enchaînement complet entre les canaux, le guide de la séquence multicanale détaille l'ordre des messages et leurs délais.
Arrêtez dès que le prospect répond, dès qu'il refuse d'être contacté, ou quand votre dernier message est parti sans réponse. Dans ces trois cas, une relance de plus ne vous rapproche pas d'un rendez-vous.
Une réponse, positive ou négative, met fin aux relances. La conversation commence alors, et elle se mène à la main. Une réponse sur LinkedIn arrête aussi les emails, et inversement.
Dans les outils de prospection, un prospect qui répond sort en général d'office de la campagne. Vérifiez pourtant ce réglage avant de lancer la vôtre ; dans un outil comme Captely, il se fait en 1 clic. Si le réglage manque, le prospect recevra un « Je me permets de vous relancer » après vous avoir répondu.
Un refus clair, comme « Merci de ne plus m'écrire », arrête tout, tout de suite. C'est aussi une obligation. Selon la CNIL, un professionnel prospecté par email doit pouvoir s'y opposer simplement et gratuitement.
Retirez-le de vos listes et notez son refus, pour qu'aucune autre campagne ne le recontacte. Le cadre complet est détaillé dans le guide sur la prospection B2B et le RGPD.
Après le dernier message annoncé, ne relancez plus. Arrêtez aussi quand la raison de vos messages a disparu, par exemple un événement déjà passé.
Notez plutôt le contact dans votre tableau de suivi de prospection, avec la date et la raison de l'arrêt. Un changement chez lui, comme une prise de poste ou un projet annoncé, justifiera plus tard un nouveau premier message.
Avec un outil de prospection, vous écrivez vos relances une seule fois, et il les envoie à la date prévue. Vous n'avez plus à tenir une liste de qui relancer chaque matin, et aucune relance ne s'oublie.
Captely, notre plateforme de prospection multicanale, fonctionne ainsi pour l'email comme pour LinkedIn. Concrètement, vous importez vos prospects depuis un fichier, ou depuis LinkedIn et Sales Navigator (l'offre de prospection payante de LinkedIn) grâce à l'extension Chrome.
Vous fixez ensuite les délais entre les messages, et la campagne est programmée en moins de 5 minutes. Captely envoie alors vos emails, vos invitations et vos messages LinkedIn à votre place.
Les réponses arrivent dans une boîte de réception centralisée, où vous les traitez sans changer d'outil.
L'email warmup, inclus, aide vos relances à ne pas tomber en spam. Il place votre boîte mail dans un réseau de milliers d'autres boîtes, qui échangent des emails entre elles, les ouvrent et y répondent.
Comptez 35 € HT par mois sans engagement, après 14 jours d'essai gratuit. Notre guide de la prospection automatisée détaille ce qui s'automatise et ce qui reste à faire à la main.
« Je me permets de vous relancer » est correct, mais en prospection, la formule ne remplace pas une raison de répondre.
Dans les dix prochaines minutes, relisez la première phrase de vos trois dernières relances. Si elle parle de vous plutôt que du prospect, réécrivez-la avec la raison de votre message.
On écrit « je me permets », avec un s. Le verbe permettre se conjugue comme mettre : « je permets », « tu permets », « il permet ». Le pronom « me » ne change pas cette terminaison. La forme sans s ne s'emploie qu'à la troisième personne du singulier, avec il, elle ou on, comme dans « il se permet de relancer ».
On écrit « de vous relancer », à l'infinitif. Dans cette phrase, « vous » est un complément, pas le sujet du verbe, qui reste donc à l'infinitif, comme dans « je me permets de vous contacter ». Pour vérifier, remplacez le verbe par écrire : on dit « de vous écrire », jamais « de vous écrivez ».
En prospection, le meilleur remplaçant n'est pas un synonyme, mais la raison du message. « Je reviens vers vous » ou « je me permets de revenir vers vous » ont le même défaut, car ils parlent de votre démarche. Écrivez plutôt une précision, une ressource ou une question simple, comme « [Problème] est-il un sujet chez vous ce trimestre ? ».
« Je me permets de vous contacter » ouvre un premier message. « De vous recontacter » reprend contact après un échange plus ancien, et « de vous relancer » suit un message resté sans réponse. Les trois s'écrivent sur le même modèle, avec un infinitif. En prospection, elles ont aussi le même défaut : elles parlent de votre démarche avant de parler du prospect.
En anglais professionnel, l'équivalent le plus proche est « I'm following up on my previous email », ou simplement « Following up on my last message ». Comme en français, la formule seule ne donne pas au prospect de raison de répondre. Ajoutez dans la même phrase la précision, la ressource ou la question qui justifie votre relance.
Comptez environ 4 à 6 jours entre deux emails de prospection. En alternant avec LinkedIn, vous pouvez placer un message LinkedIn entre deux emails, comme dans le calendrier de l'article. Envoyez vos relances en semaine, aux heures de bureau, jamais le week-end ni un jour férié. Un rythme plus serré passe pour de la pression.
Par email, trois relances au plus suffisent après le premier message, la dernière annonçant la fin. Sur LinkedIn, comptez deux messages après une invitation avec note, ou trois sans note, et jamais plus de quatre. Arrêtez plus tôt si le prospect répond, ou s'il demande à ne plus être contacté.
Pour la première relance, répondez dans le même fil, sans changer l'objet : le prospect voit votre premier message juste en dessous, sans le chercher. Un nouvel email se justifie quand vous changez d'angle, par exemple pour envoyer une ressource avec son propre objet. Dans les deux cas, la première phrase dit pourquoi vous écrivez.
Avec un outil de prospection, vous écrivez vos relances une fois, vous fixez les délais, et l'outil les envoie à votre place. Captely le fait pour l'email et LinkedIn, avec une campagne programmée en moins de 5 minutes. La sortie d'un prospect qui répond s'y règle en 1 clic. Comptez 35 € HT par mois sans engagement, après 14 jours d'essai gratuit.
La règle d'orthographe vient de la fiche du Projet Voltaire sur « je me permets ». Le droit d'opposition vient de la page de la CNIL sur la prospection commerciale par courrier électronique. Le prix et l'essai de Captely viennent de la grille publique de captely.com, en octobre 2026. Les délais et le nombre de relances sont des usages du métier de la prospection, à adapter à votre cycle de vente.
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