La question revient souvent. La réponse est simple, peu importe votre préférence “tu” ou “vous”, ce qui compte c'est que votre prospect se sente à l'aise avec.
Imaginez que vous entriez dans un restaurant. Si le serveur vous parle avec l'accent de votre région, en utilisant les mêmes expressions que vous, vous vous détendez instantanément.
Si au contraire le ton est trop familier par rapport à ce qu'il attend, il y a une friction et il n'est pas à l'aise. Cette friction, même petite, peut gâcher un repas dès le début. En prospection c'est pareil : une friction au premier message peut tuer une conversation avant qu'elle commence.
Commencer par vouvoyer et basculer dès que l'autre vous tutoie.
Le vouvoiement par défaut n'est pas une marque de froideur, c'est une marque de respect du cadre. Vous ne connaissez pas encore la personne. Vous ne savez pas si elle a 28 ou 58 ans, si elle est dans une boîte jeune ou dans une structure très traditionnelle. Le vouvoiement vous protège le temps de comprendre.
Et dès que votre client potentiel vous tutoie dans sa réponse, vous basculez naturellement. Vous pouvez même accélérer le mouvement en demandant :
"Au fait, est-ce qu'on peut se tutoyer ?"
9 fois sur 10, la réponse est "bien sûr". Et là, le ton change. La conversation devient plus fluide, plus humaine, plus proche d'un échange entre deux personnes que d'un argumentaire commercial.
Si vous voulez avoir plus de précisions, voici comment lire rapidement votre cible avant d’opter pour un tutoiement ou un vouvoiement :
Un dirigeant de startup qui publie des posts décontractés sur les réseaux ? Vous pouvez vous permettre le “tu” directement.
Un avocat associé dans un cabinet parisien, un directeur financier dans un grand groupe ou quelqu'un dans les secteurs très institutionnels comme l'assurance ou la banque ? Vous restez au “vous” jusqu'à ce qu'il vous invite à changer.
Un commercial, un marketeur dans une boîte récente, un freelance ? Vous pouvez souvent aller au "tu" d'emblée sans risque.
Mais si vous avez un doute, ne réfléchissez pas trop. Commencez par vouvoyer. C'est jamais perçu comme une erreur. Le “tu” mal placed, au contraire, peut suffire à braquer quelqu'un pour de bon.
Ce que vous ne voulez surtout pas, c'est passer du temps à peaufiner votre message pour qu'il soit pertinent, et le torpiller avec un "Salut" ou un “Coucou” envoyé à un DAF de 55 ans. (j’en ai déjà reçu quelques uns)
Posez-vous une seule question : est-ce que j'écris à un inconnu que je rencontre pour la première fois dans un contexte pro, ou à quelqu'un que je connais depuis six mois ? Si c'est le premier cas, vous vouvoyez. Si la personne vous répond et vous tutoie, vous basculez automatiquement.
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